Le gaiwan : le ciel, l'homme, la terre — et quatre règles pour réussir votre thé
Le gaiwan, en chinois, veut simplement dire « bol à couvercle ». Mais dans ces trois pièces de porcelaine tient toute une vision du monde — et la façon la plus facile de bien faire le thé.

Trois pièces, trois symboles
Le 盖碗 gài wǎn signifie « bol à couvercle ». Il est composé de trois pièces et, dans la culture chinoise, chacune a une signification :
- 盖 gài, le couvercle, symbolise le ciel ;
- 碗 wǎn, le bol, symbolise l’homme ;
- 托 tuō, la soucoupe, symbolise la terre.
L’ensemble signifie l’harmonie entre le ciel, l’homme et la terre.
Pourquoi je le recommande
Le gaiwan, c’est la meilleure et la plus facile façon de déguster le thé. On peut suivre facilement l’évolution de la feuille, sentir le parfum et, bien sûr, goûter la liqueur. Et il se nettoie en un instant.
C’est aussi un très bel objet, qui allie merveilleusement la simplicité et le raffinement.
Comment le tenir
On verse l’eau chaude dans le gaiwan — et l’eau est très chaude. Il y a donc une façon de le tenir : toujours par le bord. Il existe plusieurs prises possibles, mais à chaque fois, on saisit le bord, jamais les flancs : là, c’est brûlant, et vous risqueriez de lâcher le gaiwan. Une fois la prise trouvée, servir le thé est tout simple.

Mes quatre règles pour réussir l’infusion
Il existe plusieurs manières de préparer le thé : à froid ou à chaud, dans un mug, une théière, un verre ou un gaiwan. Mais si vous voulez tirer le meilleur de votre thé, il y a quelques règles à respecter.
- La qualité de l’eau. L’eau est le support du thé : un bon thé a besoin d’une bonne eau. Prenez de préférence une eau assez neutre, au pH entre 7 et 8, contenant le moins de minéraux possible — ils pourraient réagir avec le thé et modifier le goût de la liqueur. Moi, je préfère une eau de source ou une eau adoucie.
- La température. Une température trop élevée fait apparaître l’amertume et l’astringence ; pas assez chaude, le thé manque de profondeur et de caractère. Plusieurs paramètres influencent le bon choix : la qualité du thé, son taux d’oxydation, son âge, sa forme…
- Le dosage. En général, j’utilise 4 à 5 g de feuilles pour préparer moins de 25 cl de thé — que j’infuse plusieurs fois. Il vaut mieux préparer un petit volume à la fois : la liqueur concentre les arômes sans devenir trop intense.
- Le temps d’infusion. D’une manière générale, j’utilise une eau assez chaude et un temps assez court — moins d’une minute, le plus souvent.
Beaucoup d’autres choses influencent le goût du thé. N’hésitez pas à faire des essais pour trouver la méthode qui vous convient — et si vous voulez en savoir plus, passez à la boutique !