Jingdezhen, capitale mondiale de la porcelaine
Lors de mon voyage en Chine au printemps 2025, j'ai eu la chance de visiter l'atelier de mon fournisseur de porcelaine à Jingdezhen — la capitale mondiale de la porcelaine, où les fours brûlent depuis la dynastie Tang.

Une ville qui vit au rythme de ses fours
景德镇 Jǐng Dé Zhèn est considérée comme la capitale mondiale de la porcelaine. Déjà sous la dynastie Tang (618-907), la ville était connue pour ses innombrables fours allumés dans chaque quartier. Aujourd’hui encore, toute la ville vit au rythme de la porcelaine et perpétue cet art ancien.
De la pâte au biscuit, du biscuit à l’émail
Lors de ma visite, j’ai pu suivre chaque étape de la fabrication : la mise en forme d’une pièce dans un moule ; l’ébarbage, pour affiner les détails ; une première cuisson, pour obtenir un « biscuit » ; puis l’émaillage ; et enfin une dernière cuisson à très haute température — plus de 1 200 °C, pendant plus de treize heures.
Le secret des porcelaines craquelées
Le patron de l’atelier maîtrise parfaitement la technique des porcelaines « craquelées » : de fines fissures créées par la différence de dilatation entre le biscuit et l’émail lors du refroidissement. Autrefois considéré comme un défaut, ce motif unique est aujourd’hui recherché — et entièrement maîtrisé par cet artisan passionné.
Dans l’atelier, la chaleur est intense, surtout en été. Mais le maître des lieux m’a confié qu’il aime profondément son métier : à chaque fournée réussie, il ressent un vrai sentiment d’accomplissement.
J’ai été impressionnée par son savoir-faire et sa passion, et par l’équilibre entre techniques modernes et savoir-faire traditionnel. Je suis heureuse de partager ces porcelaines avec vous, à Lille.